communiqués de presse & nos actions

Deuxième rentrée scolaire sous Covid19 : manque de transparence et manipulation

Un an plus tard, toujours pas de correspondance entre les données de l’Education nationale et de Santé Publique France

Des chiffres encore plus alarmantes qu’en 2020 (1 mois et demi avant la deuxieme vague)

Des données opaques et manquantes

Des calculs trompeurs : la minimisation des fermetures de classe

Le sous-dépistage : la minimisation de la circulation virale chez les enfants

Décès, hospitalisation : Quels événements « spectaculaires » faut-il attendre pour adopter les mesures de prévention nécessaires ?

Rentree au Niveau 2: Ecole ouverte… au virus

Les conditions de rentrée communiquées via une interview de Jean Michel Blanquer dans un article du JDD réservé aux abonnés : elle se fera au niveau 2 sur tout le territoire.

Cette interview est l’expression d’un déni de réalité inimaginable à ce niveau de l’Etat et d’ un mépris flagrant vis-à-vis des inquiétudes légitimes des parents.

L’évolution de la situation sanitaire qui a conduit à cette décision incompréhensible et inacceptable correspond à une circulation virale sans précédent chez les enfants et les adolescents

Les scientifiques disent que la rentrée ne peut s’effectuer en niveau 2. Blanquer dit qu’il tient compte de leur préconisation et préconise une rentrée en… niveau 2. On ne peut que s’interroger sur les réelles intentions du ministre : Déni d’un covidosceptique qui s’assume comme tel ou stratégie volontaire de laisser les jeunes se contaminer?

Dans les deux cas, nous ne laisserons pas détourner notre attention par une stratégie de communication focalisée sur la vaccination, une mesure qui ne concerne pas plus de 6 millions d’élèves, et qui finit par occulter les vraies problématiques de la rentrée

Mise en Danger-Note de l’HCSP au Sénat

Le HCSP recommande “de ne pas mettre en place des campagnes de dépistages systématiques transversaux en milieu scolaire, sauf pour des protocoles de recherche scientifique, et dans tous les cas pas dans les écoles maternelles et élémentaires dans lesquelles de telles campagnes de dépistage sont peu efficientes et techniquement trop contraignantes”.

Ainsi, le HCSP prend l’exact contrepied des positions des autorités sanitaires dans les autres pays et des équipes françaises de pointe en épidémiologie, notamment l’équipe de Vittoria Colizza (INSERM), sur lesquelles se sont appuyés jusqu’ici les autorités sanitaires et le Conseil Scientifique.

Nous, parents d’élèves scolarisés de la maternelle au lycée, considérons que nos enfants sont mis en danger par les préconisations du HCSP, basées sur l’audition de la Présidente de la Société française de pédiatrie et sur une revue bibliographique incomplète et avec des fausses informations, notamment la dissimulation de la littérature scientifique sur le “covid long” pédiatrique. Compte tenu que cette désinformation ne peut pas être accidentelle, nous entendons procéder par la voie légale.

Protocole pour la rentrée : entre inégalités et discriminations

Avec trois semaines de retard et à la veille de la pause estivale du gouvernement, le protocole sanitaire pour les écoles et les établissements scolaires a enfin été publié.Force est de constater que la prévention des infections en milieu scolaire paraît toujours insuffisante, même après 18 mois de pandémie et l’apparition d’un nouveau variant, qui fait déjà des ravages dans les colonies et autres lieux de brassage de jeunes.

Les moyens financiers, techniques et humains sont les grands absents de la préparation de cette nouvelle rentrée scolaire en pleine pandémie : seul un protocole scolaire, qui risque, encore une fois, de relever plus de l’effet d’annonce qu’un volonté concrète de protéger les enfants de l’infection et leur assurer une scolarité sans interruption grâce à la prévention.

Grande absente des investissements dans le budget de l’Etat, L’Ecole, « priorité des priorités », semble définitivement la Grande Oubliée du quinquennat.

Le choix du gouvernement : sacrifier les enfants

Fin du masque en intérieur : cette décision, en pleine flambée épidémique, interdit de facto l’accès aux enfants de moins de 12 ans, toujours non éligibles à la vaccination, aux lieux de la culture et du loisir! Le pass sanitaire ne permettant pas d’exclure la présence de personnes infectées et contagieuses, il ne reste plus que deux choix aux parents : les laisser sciemment s’infecter dans des cinémas, salles de spectacle, bibliothèques, musées, etc etc, ou bien les isoler et les priver de toute vie sociale, culturelle et des loisirs.

Enlever le masque en intérieur dans la situation actuelle : une mauvaise idée selon les spécialistes. La quatrième vague est “une épidémie de jeunes” a expliqué Olivier Véran, : c’est donc bien en toute connaissance de cause que le gouvernement a décidé de sacrifier les enfants.

Rentrée scolaire 2021-2022: ” La folie c’est de répéter les mêmes erreurs en espérant des résultats différents “

Le monde entier alerte, pourtant Blanquer envisage déjà une rentrée 2021 “normale”, même sans masque et sans annonce d’un quelconque moyen déployé pour atteindre un tel objectif, en dehors de l’appel à la vaccination pour les plus de 12 ans.

L’année qui se termine devait déjà être une année normale : ni les élèves ni les personnels ni les familles ne souhaitent revivre une année aussi difficile, marquée par le déni, le refus de la transparence, le manque de moyens. Une année où 1 004 118 enfants et adolescents ont été confirmés positifs au Covid19, dont 98% depuis la rentrée scolaire de septembre. Potentiellement entre 20 000 et 80 000 individus pourraient avoir des symptômes persistants, dont certains invalidants, qui empêchent une scolarité et une vie normale.

Sans vaccin pour les moins de 12 ans, la rentrée 2021 est déjà à risque; “les établissements scolaires seront un lieu privilégié pour la circulation du virus’ selon le Comité d’Orientation de la Stratégie Vaccinale.
L’arrivée du variant delta constitue une menace supplémentaire : Au Royaume Uni, qui a un décalage de deux mois en terme de situation épidémique, le variant delta s’est diffusé à partir des enfants en âge scolaire, après la levée de l’obligation du port du masque à l’école. En France, dans les Landes où le delta représente déjà 70% des contaminations, les taux d’incidence en milieu scolaire sont jusqu’à trois fois plus élevés qu’en population générale : au 25 juin, même chez les 3-5 ans, le taux d’incidence est supérieur à celui des adultes.

Purificateurs d’air, détecteurs de CO2, les autres pays se préparent, et la France ?
Pourquoi aucune annonce pour la sécurisation de l’École, la priorité déclarée du gouvernement? Pourquoi ne pas adopter des mesures pour protéger la santé et la scolarité de nos enfants? A mi-juin, près de 250 000 élèves absents pour des motifs liés au Covid19 au Royaume-Uni, que va faire le gouvernement pour n’avoir à fermer les établissements scolaires, tout en protégeant la santé des enfants?

L’amélioration de la qualité de l’air en intérieur est un un vrai investissement d’avenir pour l’École : non seulement, cette approche prévient le Covid19 et les autres viroses, en limitant les absences, mais elle favorise la qualité des apprentissages. L’ “École d’Après” mérite définitivement mieux que des classes mal aérées et bondées : les élevages intensifs de poulets sont équipés en détecteurs de CO2, le seront aussi les classes de nos enfants?

Minimiser la contamination, un mauvais calcul

Jean Castex a affirmé ce lundi matin que « le virus circule très peu à l’école » en se basant sur le nombre de classes fermées la semaine dernière : “1884 classes sur la France entière ça fait 0,65% des classes”
En réalité, 1884 classes fermées, sur 289 380, représentent le 0,38% du total, comme rapporté par le point de situation du Ministère de l’Education Nationale, vendredi 30 Avril.

Ensuite, cela revient à « oublier » que la semaine dernière seul le premier degré avait fait sa rentrée, ainsi ce chiffre n’est nullement comparable au nombre de fermetures de la semaine du 2 avril, où école, collèges et lycées étaient en présentiel.

Le virus circule à l’école, c’est la conclusion des études depuis presque un an, c’est la déclaration même du Président de la République qui a décidé de modifier pour cela le calendrier scolaire.

Ce déni de contamination, ce déni des faits, nuit à la sécurisation de l’École, qui attend toujours un véritable protocole de prévention des risques de transmission par aérosol.

La France adopte-t-elle la strategie d’immunité collective par l’infection des plus jeunes?

C’est l’énième mise à jour du protocole, en catimini, un samedi 1er Mai, qui ne laisse plus planer le doute.

Après une seule semaine d’interdiction, et dans une contexte épidémique toujours très serieux, le sport en intérieur est réautorisé,. Pourtant, il s’agit d’une activité à forte émission d’aérosols et donc à haut risque de contamination. Et si c’était la raison de cette sortie intempestive et cachée? La contamination de nos enfants serait-elle une finalité recherchée?

La France adopte-t-elle la stratégie d’immunité collective, alors que le Président avait dit en Octobre “Jamais la France n’adoptera cette stratégie” ?
“Vivre avec le virus” en sacrifiant les plus jeunes, c’est donc le choix du Président? Qui nous laisse choisir entre risquer des poursuites en retirant nos enfants de l’Ecole pour les protéger, ou les exposer sciemment à la roulette russe de la contamination. Qui nous impose donc de maltraiter et sacrifier nos enfants, notre raison de vie.

La protection des enfants et des jeunes doit être la priorité de ce pays, toute autre option n’est pas acceptable.

rentrée scolaire inquiétante

Protéger la santé à l’École : quelle volonté politique ?

Sans autre protection que le même protocole, “très strict” selon Castex, qui a conduit à l’hécatombe fin Mars, les enfants retrouvent l’enseignement en présentiel, avec une épidémie qui flambe encore : plus de 30 000 cas identifiés par jour, une tension sur la réanimation qui dépasse le 100%, 300 décès par jour, une souche “plus contagieuse, plus difficile à combattre” comme admis par le Premier Ministre.

Ce “retour en classe”, sans avoir investi dans sa sécurisation, montre que la protection de la santé des enfants et des familles, n’est pas la priorité du gouvernement, seul le maintien des “rendez-vous fixés” l’est.

DOSSIER DE PRESSE PROTOCOLE

#LesSolutionsExistent une synthese de nos propositions
1. Un protocole sanitaire c’est quoi
2. Pourquoi un protocole sanitaire à l’école
3. Les spécificités du protocole de École & Familles oubliées
3.1 Un protocole par paliers
3.2 Un protocole global
4. Les stratégies sous-jacentes au protocole
5. Le dépistage à l’école
6. Les risques de santé après contamination

Et après la synthèse, à téléchargez ici, retrouvez la version intégrale :

Proposition de Protocole

L’Ecole : des mots, toujours des maux, rien que des mots

Les déclarations du porte-parole Gabriel Attal sur la reprise des écoles confirment qu’aucune mesure concrète n’est prévue, en dehors d’une énième annonce d’augmentation des tests salivaires dans les écoles, et uniquement dans les régions les plus frappées par l’épidémie, et de l’arrivée d’autotests qui “pourront aussi y être proposés”.

Laisser les élèves reprendre le chemin de l’École , avec un protocole qui a prouvé son inefficacité, est totalement irresponsable. Aucune raison ne sait justifier un tel abandon de l’Etat. Pourtant les solutions existent.

Il est impensable de faire revivre aux familles la situation cauchemardesque de fin Mars.

Parce que la santé de nos enfants et de nos familles n’est pas négociable, nous exigeons que l’École ne la mette pas en danger.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Le nouveau pari perdu d’avance: à quand une vraie mise sur l’École?

M. Le Président  nous condamne à “vivre avec le virus” ou plutôt à mourir avec.

Avec des mesurettes qui ne sauvent pas en même temps l’économie et la santé: elles les condamnent toutes deux!

Nous exigeons donc que le gouvernement se mobilise pour protéger la santé de nos enfants et de nos familles, en exploitant ces trois semaines de fermeture des établissements scolaires pour mettre en place les nécessaires mesures de sécurisation de l’École, avec notamment le déclenchement automatique des jauges et des modalités d’enseignement en fonction du seuil d’incidence local, dans tous les établissements et pour tous les niveaux scolaires. Aucun élève, quel que soit son âge, ne doit rentrer dans des classes bondées, mal aérées, déjeuner dans des cantines à haut risque.

Derrière les chiffres, il y a des gens. Nous sommes plus que la place de réanimation qu’on nous promet de nous trouver. Les élèves, les parents, la société toute entière ne doivent pas payer le prix du dernier pari perdu d’avance de M. Le Président.