communiqués de presse & nos actions

Minimiser la contamination, un mauvais calcul

Jean Castex a affirmé ce lundi matin que « le virus circule très peu à l’école » en se basant sur le nombre de classes fermées la semaine dernière : “1884 classes sur la France entière ça fait 0,65% des classes”
En réalité, 1884 classes fermées, sur 289 380, représentent le 0,38% du total, comme rapporté par le point de situation du Ministère de l’Education Nationale, vendredi 30 Avril.

Ensuite, cela revient à « oublier » que la semaine dernière seul le premier degré avait fait sa rentrée, ainsi ce chiffre n’est nullement comparable au nombre de fermetures de la semaine du 2 avril, où école, collèges et lycées étaient en présentiel.

Le virus circule à l’école, c’est la conclusion des études depuis presque un an, c’est la déclaration même du Président de la République qui a décidé de modifier pour cela le calendrier scolaire.

Ce déni de contamination, ce déni des faits, nuit à la sécurisation de l’École, qui attend toujours un véritable protocole de prévention des risques de transmission par aérosol.

La France adopte-t-elle la strategie d’immunité collective par l’infection des plus jeunes?

C’est l’énième mise à jour du protocole, en catimini, un samedi 1er Mai, qui ne laisse plus planer le doute.

Après une seule semaine d’interdiction, et dans une contexte épidémique toujours très serieux, le sport en intérieur est réautorisé,. Pourtant, il s’agit d’une activité à forte émission d’aérosols et donc à haut risque de contamination. Et si c’était la raison de cette sortie intempestive et cachée? La contamination de nos enfants serait-elle une finalité recherchée?

La France adopte-t-elle la stratégie d’immunité collective, alors que le Président avait dit en Octobre “Jamais la France n’adoptera cette stratégie” ?
“Vivre avec le virus” en sacrifiant les plus jeunes, c’est donc le choix du Président? Qui nous laisse choisir entre risquer des poursuites en retirant nos enfants de l’Ecole pour les protéger, ou les exposer sciemment à la roulette russe de la contamination. Qui nous impose donc de maltraiter et sacrifier nos enfants, notre raison de vie.

La protection des enfants et des jeunes doit être la priorité de ce pays, toute autre option n’est pas acceptable.

rentrée scolaire inquiétante

Protéger la santé à l’École : quelle volonté politique ?

Sans autre protection que le même protocole, “très strict” selon Castex, qui a conduit à l’hécatombe fin Mars, les enfants retrouvent l’enseignement en présentiel, avec une épidémie qui flambe encore : plus de 30 000 cas identifiés par jour, une tension sur la réanimation qui dépasse le 100%, 300 décès par jour, une souche “plus contagieuse, plus difficile à combattre” comme admis par le Premier Ministre.

Ce “retour en classe”, sans avoir investi dans sa sécurisation, montre que la protection de la santé des enfants et des familles, n’est pas la priorité du gouvernement, seul le maintien des “rendez-vous fixés” l’est.

DOSSIER DE PRESSE PROTOCOLE

#LesSolutionsExistent une synthese de nos propositions
1. Un protocole sanitaire c’est quoi
2. Pourquoi un protocole sanitaire à l’école
3. Les spécificités du protocole de École & Familles oubliées
3.1 Un protocole par paliers
3.2 Un protocole global
4. Les stratégies sous-jacentes au protocole
5. Le dépistage à l’école
6. Les risques de santé après contamination

Et après la synthèse, à téléchargez ici, retrouvez la version intégrale :

Proposition de Protocole

L’Ecole : des mots, toujours des maux, rien que des mots

Les déclarations du porte-parole Gabriel Attal sur la reprise des écoles confirment qu’aucune mesure concrète n’est prévue, en dehors d’une énième annonce d’augmentation des tests salivaires dans les écoles, et uniquement dans les régions les plus frappées par l’épidémie, et de l’arrivée d’autotests qui “pourront aussi y être proposés”.

Laisser les élèves reprendre le chemin de l’École , avec un protocole qui a prouvé son inefficacité, est totalement irresponsable. Aucune raison ne sait justifier un tel abandon de l’Etat. Pourtant les solutions existent.

Il est impensable de faire revivre aux familles la situation cauchemardesque de fin Mars.

Parce que la santé de nos enfants et de nos familles n’est pas négociable, nous exigeons que l’École ne la mette pas en danger.

Lettre ouverte à Emmanuel Macron

Le nouveau pari perdu d’avance: à quand une vraie mise sur l’École?

M. Le Président  nous condamne à “vivre avec le virus” ou plutôt à mourir avec.

Avec des mesurettes qui ne sauvent pas en même temps l’économie et la santé: elles les condamnent toutes deux!

Nous exigeons donc que le gouvernement se mobilise pour protéger la santé de nos enfants et de nos familles, en exploitant ces trois semaines de fermeture des établissements scolaires pour mettre en place les nécessaires mesures de sécurisation de l’École, avec notamment le déclenchement automatique des jauges et des modalités d’enseignement en fonction du seuil d’incidence local, dans tous les établissements et pour tous les niveaux scolaires. Aucun élève, quel que soit son âge, ne doit rentrer dans des classes bondées, mal aérées, déjeuner dans des cantines à haut risque.

Derrière les chiffres, il y a des gens. Nous sommes plus que la place de réanimation qu’on nous promet de nous trouver. Les élèves, les parents, la société toute entière ne doivent pas payer le prix du dernier pari perdu d’avance de M. Le Président.

L’ Etat se désengage de l’École: les enfants 1ers de cordée!

L’incidence chez les 0-9 ans n’a jamais été aussi élevée depuis le début de l’épidémie, même s’ils continuent d’être largement sous-dépistés. L’incidence chez les 10-19 ans dépasse désormais celle de la population générale. Le nombre d’élèves positifs déclarés au Ministère de l’Education Nationale a largement dépassé celui du pic de novembre

 

Pour éviter d’assumer son pari perdu de laisser les écoles ouvertes sans mesures, Blanquer laisse désormais le virus les fermer à sa place. Le manque de courage politique et le désengagement de l’Etat sont définitivement les deux seules annonces significatives de cette prise de parole et piègent les parents dans l’impossibilité de protéger la santé des enfants sans les déscolariser.  

Nos enfants, nos familles, les personnels sont sacrifiés, sans regrets, sous l’autel de l’étendard politique d “être parvenu à maintenir les écoles ouvertes”, en condamnant la jeune génération à perdre des proches, des parents et à devenir potentiellement des malades chroniques avec le covid long.

Declarations indignes du Ministre de l’Education Nationale

Blanquer declare dans l’émission “En toute franchise” sur LCI,21/03 : Ce risque de + 30% [de se contaminer] quand on est parents d’un collégien ou d’un lycéen me parait PEU DE CHOSE à côté de l’importance qu’un enfant ne se déscolarise pas”

Non, notre vie et donc celle de nos enfants ne sont pas “peu de chose”!

Nous n’avons pas à assumer l’absence des mesures efficaces pour la sécurisation sanitaire des écoles, maintes fois recommandés par le milieu scientifique

Troisieme Vague : on renforce enfin la sécurité de l’ensemble de la société, et rien n’est prévu pour l’École. C’est le choix de sciemment laisser se contaminer les enfants, leurs familles et les personnels. C’est un choix inacceptable, sanitairement, économiquement, et éthiquement.

Les Français qui fréquentent les écoles sont aujourd’hui piétinés. 

Communiqué commun FSU-FCPE-Ecole et Familles oubliées : Pour des mesures d’urgence et une stratégie globale contre le Covid19 en milieu scolaire

Attachés au maintien de l’ouverture des écoles et des établissements comme à la scolarité en présentiel des élèves, la FSU, la FCPE, le collectif Ecole et Familles oubliées exigent la mise en place d’un protocole sanitaire qui permettrait enfin d’assurer la protection des élèves et des adultes et plus largement de la société par une gestion responsable et volontariste de la crise sanitaire.

Nous exigeons

L’équipement en détecteurs de CO2 de toutes les écoles, établissements scolaires et CIO, des purificateurs d’air pour les cantines, ainsi que la mise en place d’une large campagne d’information et de sensibilisation sur la diffusion par aérosol

Un renforcement  de la politique de tests.

Des données fiables et précises sur le nombre de cas (y compris de variants), les conséquences en terme de fermeture de classes et d’établissements, le nombre de tests, leur type, les résultats par académie et au niveau national.

Des masques chirurgicaux fournis par l’Etat.

Ces mesures urgentes doivent s’accompagner d’une réelle réflexion et concertation sur le meilleur moyen de sécuriser les établissements scolaires. Des moyens humains et financiers doivent aussi être débloqués à court et moyen terme.

Nos organisations exigent  la mise en place d’une stratégie globale de lutte contre le covid19 et de prévention en milieu scolaire. Il y a urgence !

Parents pour une école en sécurité au temps du covid 19

Appel aux Régions pour mobiliser les fonds européens afin de sécuriser l’École et pallier la defaillance du gouvernement

Face à l’absence totale de volonté politique du gouvernement et à son refus d’investir le moindre centime pour protéger nos enfants et nos familles,

nous appelons les présidents de Région à utiliser les fonds européens d’urgence, et notamment REACT-EU dont ils ont la gestion, pour équiper tous les établissements scolaires de capteurs de CO2, et de purificateurs d’air pour les cantines et les locaux dont l’aération est insuffisante.

Abandonnés par l’État, nos familles s’en remettent à l’engagement de leurs élus de proximité qui ont toujours su montrer leur mobilisation au service de la sécurité de leurs administrés, par exemple au printemps avec la fourniture des masques

La dernière trahison vis-à-vis des familles et des personnels : allègement du protocole dans le cadre de l’émergence des variantes

 L’Education Nationalela publie en catimini une nouvelle version du protocole, vendredi 12 fevrier soir, veille de départ en vacances pour de nombreuses familles : en totale déconnexion de la réalité des conditions sanitaires des écoles et de nombreux territoires, le Ministère choisit d’alléger ses préconisations du 1er février 2021, rendues nécessaires par le contexte d’émergence de variants du virus.

Nous rappelons la responsabilité et le devoir de l’Etat de protéger la santé de la population, dont 20% fréquente les établissements scolaires. Les familles ne sont plus disposées à sacrifier leur santé à la scolarisation des enfants. 

Nous ne pouvons plus accepter d’être pris en otage dans  la valse des intérêts conflictuels du gouvernement dans la gestion sanitaire des écoles.